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SPIDER-MAN

Spider-Man
Un film de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Willem Dafoe, Kirsten Dunst, James Franco, J.K. Simmons, ...

Résumé : Etudiant, Peter Parker acquiert d'étonnants pouvoirs après avoir été mordu par une araignée mutante : 6ème sens, agilité, vélocité, force de l'insecte ont afflué dans son corps à l'échelle humaine. Devenu Spider-man, le défenseur du bien masqué, notre héros va affronter son plus terrible et pourtant si proche ennemi : le Bouffon Vert...

Voir la critique du DVD de ce film !!!!!!!!

L'avis de Seb : Adapté un "comic" américain n'est jamais chose facile et pourtant l'entreprise à déjà été menée à bien par le passé... Je pense à un exemple proche de nous avec "X-Men" mais aussi les deux premiers "Batman" de Tim Burton...
Ici c'est Sam Raimi qui se met aux commandes pour nous narrer les aventures du jeune Peter Parker alias Spider-Man !

On commence en trombe avec un générique dont la musique est signée Danny Elfman qui avait signé pour les 2 premiers Batman aussi... Curieuse coïncidence, non ?
Ensuite on entre dans le vif du sujet avec la présentation des personnages et le statut du jeune Peter ne le prédestine pas vraiment à l'avenir de super héros ! Et c'est pourtant à la suite d'une visite dans un labo qu'il sera mordu par une araignée génétiquement modifiée... Morsure qui entraînera l'apparition de dons arachnéen chez notre jeune ami.
Pourtant si au début ses pouvoirs amusent le jeune garçon, il se rendra bien vite compte de la dure réalité qui le pousseront à se rendre responsable de ces choix... Plus clairement, ces dons vont le faire grandir même si le prix à payer est grand.

Première constatation, le film respecte fort bien la B.D. et les scènes de voltige sont assez impressionante mais les personnages aussi sont fidèlement respecté avec un choix d'acteur irréprochable !
Tobey Maguire est vraiment à l'aise dans le rôle de Peter Parker et Willem Dafoe campe un bouffon vert névrosé à souhait !
Ce qui est tout à l'honneur de ce film, c'est qu'il s'interesse aux personnages et à leur histoire... A vrai dire le film raconte l'histoire de Peter Parker (c'est lui qui est le narrateur) et non l'histoire de Spider-Man... On voit en ce sens que Sam Raimi maîtrise le sujet et on l'en félicite.
Qui plus est, l'histoire n'est pas un happy end à l'américaine puisque tout ne se termine pas pour le mieux pour notre héros mais je n'en dirai pas plus...

L'araignée débarque donc sur la grande toile et passe l'examen des super héros adaptés de manière vertigineuse ! L'histoire n'est pas celle d'un héros mais plutôt celle d'un jeune garçon qui devient un homme...
Souhaitons que la suite (toujours sous la direction de Sam Raimi) soit du même niveau car au vu de ce premier film on attend les prochaines aventures avec impatience !

L'avis de Fred : Ma passion pour les comics, a commencé quand je découvris, émerveillé, le dessin animé des Quatre Fantastiques sur Cartoon Network, en 1994. A cette époque, cette chaîne ne faisant pas encore parti du futur réseau Canal Satellite. Discutant, avec un copain de collège, il me fit connaître le magazine Nova. C’est avec le numéro d’avril de cette année, ou plus précisément le n°196, que tout commença.
Ce magazine, annonçait alors dans les années à venir, l’adaptation cinématographique d’un comics de ce magazine, Spider-Man.Les années passèrent, et dans la presse spécialisé, on apprend que la date est toujours repoussée, et que le film sera réalisé par James Cameron.Les mois, puis les années passent encore, et personne ne parle plus de ce film.

Du côté du Grand Ecran, les adaptations des comics ne font rien pour améliorer la réputation de navet, surtout Joel Shumacher avec ses Batman, qui prend un malin plaisir à massacrer ce que Tim Burton a créé, en pensant améliorer le concept. Les années suivantes, on découvre l’adaptation de Spawn, qui n’ayant pas la réputation d’un Batman et assez violent n’eu pas de succès, et ne rehaussa pas le niveau des adaptations non plus.
Puis 2000 arriva et la preuve qu’une adaptation de comics peut être réussie. Ce film est bien entendu le sublime X-Men. La presse spécialisée se rendit alors compte que les comics n’était pas fait que pour les gamins, et des tas de projets vinrent le jour, comme en autre Spider-Man qui passa encore de réalisateur en réalisateur.
Puis finalement, ce film sorti, et l’effet X-Men ne s’arrête pas là, car Hulk va voir pour la première fois je jour au cinéma, ainsi que Daredevil.

Après cette introduction, passons à la critique tant attendue :

Quand Spider-Man fut créé en 1962 par le duo Stan Lee / Steve Didko, dans le magazine Amazing Fantasy n°15, qui signait son dernier numéro, les deux auteurs pouvaient donc faire exactement ce qu’ils voulaient sans se soucier des conséquences. Bien que le héros fut un homme araignée, le succès était au rendez-vous, et les mois qui suivirent, le personnage, eut sa propre revue, du nom de Amazing Spider-Man.
Dans Amazing Fantasy, l’histoire se déroule similairement au film, avec quelques différences.

Le jeune Peter Parker, mal aimé par ses camarades, va seul à une exposition scientifique sur la radioactivité, et se retrouve piqué par une araignée radioactive. Il découvre qu’il possède alors d’incroyables pouvoirs et décide, pour se venger de tous ses camarades qui le considèrent comme un minable, de devenir catcheur. Les spectacles ainsi que l’argent pleuvent. Un soir, il laissa échapper un voleur. Quelques jours plus tard, sa maison est cambriolée, et son oncle voulant stopper le voleur se fit tuer. Peter se rendit compte alors que c’était celui qu’il avait laissé échapper. Et l’épisode est conclu par la fameuse phrase, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Dans les années 90, les origines de Spider-Man ont été remises au bout du jour, mais Oncle Ben meurt toujours de la même manière, alors que l’histoire du jeune Parker...
Le film garde donc cet esprit, et s’attarde sur Peter est durant les quarante premières minutes avant qu’il ne découvre ses responsabilités grâce à une dispute avec son oncle, qui n’aurait jamais eu lieu dans le comics. L’heure restante est consacrée à Spiderman.

Certaines actualisations, comme la venue de Marie Jane comme voisine pour simplifier la relation Peter-MJ, l’arnaque du match de catch, ainsi que Peter produisant les toiles alors qu’il les fabrique artificiellement dans le comics, mais l’esprit est conservé.
Etant inspiré d’un comics, il est logique que le générique commence par une succession rapide de planche, puis se termine par un toile d’araignée que l’on retrouve dans le film.

Du côté des acteurs, on retrouve un Tobey Maguire un peu trop bête, et une Kristen Dunst par ailleurs excellente dans Entretien avec un Vampire un peu trop stupide, ainsi qu’un William Dafoe qui en fait un peu trop quand il parle avec son alter ego. Mais les comics, si l’on y réfléchit, ne sont-ils pas exagérés !

Le costume est quant à celui de Spiderman différent mais ressemblant au comics. On a compris avec X-Men, que les changements de costumes à la Matrix sont indispensables, pour que le film ne paraisse pas trop Kitch.
Mais il y a changements et changements ! En effet, le costume du Bouffon, est trop caricatural, et ne fait pas du tout carnaval comme dans le comics, mais trop high-tech.

Ce film comporte aussi quelques clins d’œil pour les fans de BD et de Cinéma.
Sam Raimi, permet à ces acteurs fétiches de faire de brèves apparitions. On retrouve Ted Raima et Lucy Lawless deux acteurs de la série Xéna, ainsi que Bruce Campbell l’acteur principal de Evil Dead .
Pour les fans des comics, Peter essayant de trouver la formule magique pour lancer sa toile s’écrit Shazam !, quand il cherche un croquis il trouve une ceinture à la Batman, et sa tante qui lui dit qu’il n’est pas Superman. Les meilleurs clins d’œil sont sans conteste la scène du pont George Washington, qui renvoie à la mort de Gwen Stacy, la première fiancé version comics du tisseur, et la m.. du Bouffon qui se déroule comme dans le comics, ce n’est pas pour rien que Stan Lee a participé au film !
Dernier bon point, la visite de la ville version Spidey, est renversante et fidèle au comics, mais les Deux Tours sont bien sûr absentes ! Pour ceux qui restent jusqu’à la fin du générique d’un film, ils ne vont pas être déçus, car ils pourront entendre la chanson du générique du dessin animé des sixties.

En bref, ce film est respecte l’esprit du comics, tout en actualisant le concept. On se retrouve avec un film moins bien que X-Men, mais qui a cette petite touche inimitable de Spider-Man !